Harcèlement et discrimination dans les arts chorégraphiques :
L’ADC condamne fermement toute forme d’abus et d’atteinte à l’intégrité personnelle des artistes, collaboratrices, collaborateurs et partenaires travaillant dans ses murs.
Les faits relatés dans les médias révèlent des abus sexuels commis à l’égard de danseuses (cf l’enquête du Temps du 13 octobre). Ces violences sont hélas une réalité dans le milieu de la danse comme dans celui monde du travail et dans le quotidien des femmes et des minorités. Il faut que ces agissements cessent. Seule une écoute attentive peut permettre aux paroles enfin libérées d’être amplifiées et nous conduire à l’action et au changement.

Sous l’effet conjugué de #MeToo et de réactions plus décidées de la part de certaines victimes, l’impunité des actes de harcèlement, de discrimination et de domination est aujourd’hui clairement ébranlée dans les arts de la scène. Les structures de production, de programmation et de subventionnement sont au cœur de questionnements qui étaient souvent étouffés jusque-là.
Concrètement, l’ADC agit contre les violences sexuelles et/ou morales en travaillant sur la mise en place d’outils de prévention du harcèlement sexuel et/ou moral, de mesures d’identification des comportements abusifs ainsi que de différentes formes d’accompagnements des victimes de violences sexuelles et/ou morales et de discriminations diverses. Ce travail essentiel est soutenu juridiquement par une personne de confiance externe au Pavillon de la danse et par un accompagnement de la FRAS – Fédération romande des arts de la scène. Des directives liées aux contrats, des chartes, des codes de bonne conduite et un positionnement clair de non-tolérance des abus au sein des institutions sont la condition d’un environnement de travail sain et sécurisé, dans lequel chacune et chacun puisse se sentir légitime, écouté.e et protégé.e si nécessaire.

Anne Davier, directrice
Dominique Perruchoud, présidente