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Artistes complices de l’ADC pour une durée de trois ans (2026-2029) Maud Blandel, Anna-Marija Adomaitytė et Jerson Diasonama sont invité-es à prendre part au projet dans une relation réciproque : nous soutenons leur travail (coproduction, accueils en résidence et programmation) tout autant qu’iels nous accompagnent dans la pensée, le développement et l’enrichissement du projet de l’ADC.

Les trois artistes s’impliquent dans l’animation d’ateliers et workshops, les groupes de réflexion et rencontres professionnelles. lels développent un projet artistique, participatif et inclusif à destination d’habitant-es de Genève en situation de vulnérabilité, notamment des jeunes en décrochage scolaire et des personnes en situation de handicap.

Ces projets se construisent en coopération avec des structures partenaires du champ éducatif, social ou médical. Quel que soit leur format, ils seront toujours partagés avec une audience, selon des modalités définies par l’artiste et le groupe impliqué. Ils seront à découvrir à partir de la saison 2027-2028.


Anna-Marija Adomaitytė

Née en Lituanie, Anna-Marija Adomaitytė a étudié la danse contemporaine à La Manufacture et a obtenu un Master en arts visuels à l’ECAL.

Basée à Genève, elle a fondé la compagnie A M A et a été artiste associée à L’Abri – Genève en 2019-2020. Depuis plusieurs années, sa recherche chorégraphique se concentre sur la capacité des corps à éroder les systèmes de pouvoir auxquels ils appartiennent.

Ses premières pièces — « workpiece » et « Pas de deux » — ont été présentées dans divers festivals internationaux de danse. Sa troisième création, « TikTok-Ready Choreographies » (coproduction Pavillon ADC et Théâtre Vidy-Lausanne), a été créée au printemps 2024.

Anna-Marija a reçu la bourse culturelle de la Fondation Leenaards et le prix June Johnson.
En 2025, elle coréalise avec Élie Grappe un court métrage documentaire, « I Think You Should Be Here », produit par Bande à Part Films et la Cie A M A, sélectionné à la 65e édition de la Semaine de la Critique à Cannes.

© Élie Grappe

Maud Blandel

Danseuse formée à la mise en scène (La Manufacture) et aux arts plastiques (HEAD), la chorégraphe Maud Blandel fonde la compagnie I L K A à Lausanne en 2015. Son approche de la dramaturgie, son goût pour la transformation et son souci de musicalité l’amènent à créer des objets chorégraphiques singuliers et puissamment composés.

Parmi ses créations, on peut citer « Touch Down » (2015), « Lignes de conduite » (2018), « Diverti Menti » (2020), « Double Septet » (2021), « L’œil nu » (2023) et « La Rumeur » (2025).

En parallèle de ses activités, elle collabore avec Cindy Van Acker, Heiner Goebbels ou encore Romeo Castellucci, ainsi qu’avec de nombreux-ses jeunes auteur-ices scéniques en tant que dramaturge.

Elle a obtenu le Prix suisse de la production chorégraphique 2023 pour sa pièce « L’œil nu ». De 2016 à 2025, elle a compagnonné avec Parallèle (Marseille). Maud Blandel est artiste en résidence à l’Arsenic – centre d’art scénique contemporain de Lausanne depuis 2018, artiste associée au CNDC-Angers et à Bonlieu Scène nationale Annecy pour les années 2024 à 2026

© Élie Grappe

Jerson Diasonama

Originaire d’Annemasse, Jerson Diasonama débute la danse à travers les styles hip-hop, notamment le popping et le freestyle.
Performeur et chorégraphe, il collabore avec des figures de la scène hip-hop et contemporaine comme Imad Nefti, Karim KH, Benjamin Millepied, Johanna Faye et Saïdo Lehlouh.
À la croisée de ses influences, il développe un geste conscient, brut et sophistiqué.

En 2018, il fonde Essenscorp, laboratoire dédié à l’essence du mouvement et aux mécanismes du corps, au sein duquel il explore la création d’essais performatifs, d’objets, d’images et de son. Il y signe en 2019 sa première performance pour trois danseurs, « Run Until You Can ’t Fall ».
En 2022, il est lauréat du concours Danse élargie imaginé par le Théâtre de la Ville de Paris et le Musée de la danse de Rennes, en partenariat avec la Fondation d’entreprise Hermès.
En 2023, il co-écrit la performance « Jogo de Dentro » avec Kaê Brown Carvalho.

En parallèle, il mène une pratique photographique entre documentaire et mode, centrée sur l’identité, les cultures underground et la jeunesse. Il auto-édite le livre « Young Kings » en 2024.

© Solène Gün