Quelques dates clés
L’ADC en quelques dates
Cette sélection de dates qui jalonnent l’histoire de l’Association pour la danse contemporaine n’est pas exhaustive. Elles ont été choisies afin de mettre en lumière des étapes clés, des évolutions et des initiatives qui témoignent du développement et de la structuration des activités de l’ADC hier et aujourd’hui.
1986
L'association
L’Association pour la Danse Contemporaine est fondée à Genève en novembre 1986 à l’initiative d’artistes et d’acteur-ices culturel-les afin de soutenir le développement de la danse contemporaine. L’association se donne pour mission d’accompagner la création chorégraphique, d’en favoriser la diffusion et de contribuer à structurer sa présence dans le paysage culturel genevois. Elle présente des spectacles à la Salle Patiño et organise, dès ses débuts, des ateliers, des rencontres et des échanges avec les publics.
1988
Les studios de l’ADC
Dès l’ouverture de la Maison des arts du Grütli en 1988, deux studios situés au deuxième étage sont mis à disposition de l’ADC. Dédiés au travail de création, ils accueillent les répétitions des compagnies programmées par l’ADC, mais aussi celles d’autres artistes de la scène chorégraphique. Les studios sont également ouverts à des ateliers, des rencontres avec les publics et à des cours de danse contemporaine en début de soirée. Un troisième studio sera ajouté au troisième étage en 2007.
1994
Le Journal de l'ADC
Création du Journal de l’ADC, qui accompagne les activités de l’association et propose dossiers, analyses et contributions d’artistes et de spécialistes, participant à la réflexion et à la diffusion des pratiques chorégraphiques contemporaines.
Semestriel, il constitue l’une des rares revues spécialisées dans le monde francophone. Repensé en 2018 pour donner davantage la parole aux artistes, il est conçu pour sensibiliser à l’histoire de la danse, à la culture chorégraphique, à l’histoire du corps et de ses représentations. Le journal continue d’évoluer et prendra une nouvelle forme dès 2027.
1997
Les années nomades
L’ADC quitte Patiño (devenue Cité bleue), devient nomade et dissémine sa programmation dans plusieurs salles genevoises, notamment au Grütli, au Loup, et à l’Alhambra. Cette nouvelle configuration marque le début d’une longue recherche pour doter la danse contemporaine d’un lieu dédié à Genève.
1998
La Maison des danses
L’ADC travaille à la création d’une Maison de la danse, projet qui prend forme en 1998 avec une implantation envisagée à Lancy, dans le cadre du futur centre socioculturel de l’Escargot. Pensé comme un lieu entièrement consacré à la danse contemporaine, il devait offrir un espace de création, de travail, de recherche, d’échanges et de confrontations artistiques, ainsi que la mise en place d’un centre de documentation ouvert au public. En 2006, la population de Lancy refuse par votation le projet du centre socioculturel. La Maison de la danse est alors abandonnée.
2004
La salle des Eaux-Vives
En 2004, l’ADC s’installe provisoirement à la Salle communale des Eaux-Vives. D’abord envisagée comme une solution temporaire dans l’attente de la Maison de la danse à Lancy, cette installation se prolonge et l’ADC y développe durablement ses activités.
De nouvelles initiatives y voient le jour, comme les bus en-cas ou l’organisation de la scène danse de la Fête de la Musique, tandis que se renforcent les actions culturelles et les collaborations avec des partenaires comme le festival de La Bâtie. L’ADC consolide également ses liens avec la Ville et le Canton par une convention de subventionnement et développe ses premières productions et coproductions.
2006
Le centre de documentation
Le fonds documentaire de l’ADC se constitue progressivement dès les débuts de l’association. Un kiosque et une librairie dédiés à la danse proposaient des ouvrages spécialisés, souvent relayés dans les pages du Journal.
En 2006, ce fonds est réorganisé et structuré, notamment grâce au travail d’étudiant-es de la Haute École de Gestion de Genève pour former ce qui devient alors le centre de documentation. Aujourd’hui, il rassemble plus de 1000 ouvrages consacrés à la danse, autant de vidéos et de DVD, ainsi qu’une dizaine de collections de revues.
2007
Le projet du Pavillon
Après l’abandon de Maison de la danse à Lancy, l’ADC et la Ville de Genève relancent en 2007 la réflexion autour d’un lieu dédié à la danse contemporaine. Un nouveau projet, plus léger et adaptable, voit le jour : le Pavillon de la danse.
Pensé comme une infrastructure démontable et transposable, le Pavillon doit offrir à l’ADC un espace de création, de diffusion et de rencontre avec les publics. La place Sturm est retenue comme lieu d’implantation. En 2013, le bureau lausannois ON Architecture est désigné lauréat du concours. L’autorisation de construire est délivrée en 2018 et le chantier démarre l’année suivante.
2007
Développement des actions culturelles
Dès ses débuts, l’ADC accompagne les spectacles par des rencontres, ateliers et échanges avec les publics. Au fil des années, ces dispositifs s’élargissent et se structurent progressivement sous la forme d’actions culturelles : ateliers du regard, ateliers d’écriture, ateliers des sens, discussions, rencontres avec les artistes ou projets participatifs.
Dès 2007, l’ADC développe également des propositions destinées au jeune public, par exemple avec la présentation du premier spectacle spécifiquement conçue pour les enfants (Roi fatigué cherche royaume pour vacances de la compagnie 100 % Acrylique, dès 4 ans.)
Aujourd’hui, ces actions se poursuivent au travers de projets avec les écoles, de collaborations avec des associations, des ateliers et des projets participatifs développés avec les artistes.
2015
Première collaboration avec Out of the Box
En 2015, l’ADC initie une collaboration avec Out of the Box — Biennale des arts inclusifs, lors de sa seconde édition, en accueillant notamment le colloque international IntegrART à Genève. Inscrite dans un réseau suisse et international, cette manifestation interroge les normes et les représentations dans les arts de la scène, en particulier autour des questions de handicap et d’inclusion.
2017
Première audiodescription
En 2017, l’ADC met pour la première fois en place une audiodescription grâce au travail et au soutien de l’association Écoute Voir lié au spectacle Encore d’Eugénie Rebetez. Plus d’une dizaine de personnes malvoyantes et aveugles ont pu bénéficier de cette mesure d’accessibilité, précédée d’une visite tactile de plateau et d’une discussion avec la chorégraphe à l’issue de la représentation.
Depuis cette première étape, l’association Écoute Voir a souhaité professionnaliser l’audiodescription de la danse. En 2021, elle fait appel à l’ADC pour choisir un spectacle-tutorat afin de former deux personnes à cette discipline singulière. C’est autour du spectacle Diverti Menti de Maud Blandel que la formation a eu lieu.
2019
Emergentia
Emergentia est un temps fort consacré à la relève chorégraphique qui a lieu chaque automne. La plateforme est née en 2019 de la collaboration entre trois institutions genevoises — L’Abri, le Pavillon ADC et le TU – Théâtre de l’Usine.
Emergentia a pour mission d’accompagner, soutenir et présenter la création de chorégraphes en début de parcours dans un contexte de découverte ouvert, foisonnant et généreux. La programmation, conçue en commun par ces trois lieux, combine la coproduction de plusieurs créations régionales et l’accueil de pièces d’ici comme d’ailleurs. L’expérience et la complémentarité de ces trois structures offrent un contexte soutenant pour artistes tout en permettant une grande liberté de formats.
2021
Ouverture du Pavillon
En mars 2021, l’ADC s’installe dans le Pavillon sur la place Sturm, rebaptisée place Beatriz Consuelo, en hommage à la danseuse et pédagogue qui a marqué l’histoire de la danse à Genève. Premier lieu entièrement dédié à la danse dans la ville, il accueille désormais les activités de création, de diffusion et de sensibilisation portées par l’association.
Le Pavillon comprend une salle de spectacle modulable (198 places en configuration frontale), des espaces de travail pour les artistes, un bar dans le grand foyer, un centre de documentation et un espace dédié aux actions culturelles.
2021
VIVA
En 2021, le Pavillon ADC s’associe à la Comédie de Genève, au Théâtre Am Stram Gram et Au Département de l’Instruction Publique pour lancer VIVA, un festival d’arts vivants dédié aux jeunes de 12 à 20 ans. Le festival met les jeunes à l’honneur sur scène en proposant des projets d’école, accompagnés par des artistes lié-es aux trois théâtres. Pensé comme un espace d’expérimentation et de rencontre, VIVA invite les nouvelles générations à découvrir les plateaux, les coulisses et les métiers des arts de la scène, et à y prendre part activement.
2023
(ac)compagnons
Le Pavillon ADC lance en 2023 (ac)compagnons, un programme de soutien à la relève chorégraphique développé avec l’aide de la Fondation Leenaards. Conçu sur un cycle de trois ans, il s’adresse à des chorégraphes ayant déjà réalisé une ou deux premières créations et souhaitant poursuivre le développement de leur parcours artistique.
Le programme propose un accompagnement individualisé combinant temps de travail en studio, soutien financier, accès aux ressources humaines et techniques de l’ADC et mise en réseau avec des partenaires. Il vise à offrir aux artistes le temps et les moyens de consolider leur démarche et de préparer les étapes suivantes de leur développement artistique.
2023
Développement des mesures d’accessibilité et de durabilité
En 2023, l’ADC s’engage dans une démarche RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations) afin d’ancrer l’ensemble de ses actions dans une vision durable et solidaire. Initiée par le « Diagnostic-action » du canton de Genève, qui accompagne des structures dans leur transition concrète vers la durabilité, cette démarche intègre les enjeux d’éthique, d’inclusion, de responsabilité sociale, d’accessibilité et d’écologie au cœur des pratiques, des choix artistiques et du fonctionnement de l’institution.
L’association met en place des référent-es dédié-es à ces enjeux (accessibilité et RSO) et développe différentes actions pour rendre ses activités plus accessibles et attentives.
Le développement des mesures d’accessibilité propose, entre autres, des représentations Relax et des audiodescriptions. Depuis 2026, des chuchotages sont désormais proposés pour un grand nombre de représentations ; afin de décrire en direct scénographies et mouvements. La mise en place de contenus en FALC (Facile à lire et à comprendre) ainsi que l’utilisation de pictogrammes devient systématique. Des collaborations et projets participatifs sont également menés avec différentes structures et associations.
et demain
Le Pavillon ADC, ouvert à toutes les générations et à tous les publics, est pensé comme un espace ressource, renforçant son engagement auprès des artistes en accompagnant la création, la recherche et la transmission.
Un groupe de réflexion et les artistes complices — à travers résidences, ateliers, workshops et projets participatifs menés avec des partenaires du champ éducatif, social ou médical — contribueront au développement artistique du lieu en favorisant des formes nouvelles de rencontre.