Diana Akbulut (Daya Jones)

Amour Grenade

19 — 21.11 / je 20h30, ve & sa 19h / Salle des Eaux-Vives / dans le cadre d’Emergentia

Amour Grenade, c’est le goût du fruit. C’est aussi la réconciliation des contraires. Il y a Daya et Diana. Daya Jones, le geste chirurgical dans les battles hip-hop, une jeune femme à qui ses compétiteurs ne demandent pas son genre. Diana Akbulut, Suissesse d’origine kurde, qui se souvient de la terre de son père, de sa mère, dans un festin de sens et de gestes reconquis. Entre Daya et Diana, il y a la tentative de ne plus séparer les avatars. Ce serait une fausse piste de considérer uniquement cette première création sous l’angle des origines, du féminisme ou du politique. Il s’agit pour cette chorégraphe et danseuse de redonner du corps aux identités qui la traversent. La grenade n’est ni tout à fait un fruit ni seulement une arme.

Création coproduite par l’ADC et présentée dans le cadre d’Emergentia – temps fort autour de la l’émergence de la danse – ADC, TU, L’Abri.

Programmation complète sur Emergentia.ch

Diana Akbulut a reçu récemment le prix de la relève 2020 de la Fondation vaudoise pour la Culture

chorégraphie, interprétation Diana Akbulut (Daya Jones) — regard extérieur Philippe Cuendet — coproduction L’Arsenic et Emergentia – temps fort pour la création chorégraphique émergente réalisé par L’Abri, le TU et  lADC Genève — texte de communication  Arnaud Robert

 

 

Danseuse et chorégraphe suisse, Diana Akbulut (aka Daya Jones) débarque dans la culture hip-hop via l’improvisation et les battles. Les quelques mois passés à New York, berceau de la culture hip-hop, lui permettent de rencontrer quelques pionniers, de toucher les sources et de libérer sa féminité. C’est du voguing, du krump, de l’underground, mais aussi du commercial qu’elle nourrit son mouvement et forge sa vision. Daya tourne depuis trois ans avec Marion Motin pour le spectacle In the middle qui va bientôt avoir fait le tour des quatre continents. En 2015 Daya lance le « sassy concept », des cours de danse qui ne veulent se cantonner à aucun style précis dans le but d’aller vers plus de liberté dans le mouvement, mais surtout des cours qui chantent une ode à la féminité et qui prônent l’acceptation de toutes nos facettes. En 2016, elle devient la première enseignante de street styles à la Manufacture (Haute École des arts de la scène).